Photo: Caroline Laberge / Production originale Espace GO 

Photo: Caroline Laberge / Production originale Espace GO 

Photo: Caroline Laberge / Monia Chokri et Sophie Cadieux

Photo: Caroline Laberge / Monia Chokri et Sophie Cadieux

Photo: Caroline Laberge / Anne Thériault et Johanne Haberlin

Photo: Caroline Laberge / Anne Thériault et Johanne Haberlin

Photo: Caroline Laberge / Anne Thériault et Christine Beaulieu

Photo: Caroline Laberge / Anne Thériault et Christine Beaulieu

Photo: Caroline Laberge / Évelyne de la Chenelière et Anne Thériault

Photo: Caroline Laberge / Évelyne de la Chenelière et Anne Thériault

Photo: Caroline Laberge /Julie LeBreton

Photo: Caroline Laberge /Julie LeBreton

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La Fureur de ce que je pense

La puissance de l’écriture de Nelly Arcan est saisissante.  La profondeur de sa souffrance, abyssale. Ce spectacle a été créé avec la volonté de rendre hommage à cette jeune femme tourmentée, auteure importante trop tôt disparue. Avec le souci de mettre le rythme de son écriture en valeur, loin du théâtre psychologique ou du récit biographique, La fureur de ce que je pense propose un collage de ses textes transposés en chants.

Neuf chambres sont révélées par des fenêtres-vitrines. Derrière six d’entre elles sont exposées des femmes évoluant dans leur espace privé. À chaque chambre correspond un chant, expression d’une obsession, d’une angoisse ou d’un espoir. Chacun est porté par une femme différente. Le septième chant, le chant perdu, est le chant du Chœur, dirigé par le personnage du spectre qui s’insinue ponctuellement dans l’intimité des femmes.  

Le chant des mirages /  Où il est question des illusions, de l'image et du corps

Le chant occulte /  Où il est question de la destinée et de la confusion des genres

Le chant de l'éther  / Où il est question du cosmos, des étoiles et de la nature

Le chant du sang /  Où il est question des liens du sang et de la descendance

Le chant de l'ombre / Où il est question du pouvoir d'attraction de la Mort

Le chant des serpents /  Où il est question de foi et de folie

Le chant perdu / Où il est question de l'errance, de la solitude et de la souffrance


 

EXTRAITS DE CRITIQUES

'Le premier élément qui nous frappe dans La fureur de ce que je pense, c’est cette scénographie d’Antonin Sorel. Sorte de peep-show théâtral suggérant à la fois l’intimité et l’inaccessibilité, la mise en valeur de son occupante et sa solitude (…) On reconnaît l’empreinte forte de Marie Brassard dans ce bel objet très ouvragé, vraie poétisation des écrits de Nelly Arcan. À l’obsession de l’image qu’avait dénoncée la brillante auteure -et qui a en retour piégé, parasité son œuvre -, la metteure en scène répond aussi par un travail sonore élaboré. Avec la musique aux pulsations technos d’Alexander MacSween souvent au même plan que les mots, la metteure en scène a construit une partition, presque un requiem, pour la tragique écrivaine habitée par le mal de vivre. (…) Un objet formellement remarquable, d’une richesse thématique indéniable, qui parvient à faire entendre toute la profondeur d’une œuvre littéraire qui reste aussi méconnue, probablement, qu’elle ne fut médiatisée.'  -Marie Labrecque, Le Devoir  

'Impossible de ne pas sortir ébranlé de La Fureur de ce que je pense. Impossible d’oublier la scénographie éblouissante d’Antonin Sorel, la robe sculpturale de Catherine Gagnon portée par Évelyne de la Chenelière, la musique particulièrement riche d’Alexander MacSween, les éclairages de Mikko Hynninen, qui tantôt enveloppent, tantôt dénudent. Impossible surtout d’ignorer les mots de Nelly Arcan, aussi tranchants quatre ans après sa mort que lorsqu’ils ont été écrits.  Les textes de Nelly Arcan ont été habilement découpés, assemblés et mis en scène par Marie Brassard pour s’articuler autour de sept grands thèmes. (…) L’auteure se serait sans doute reconnue dans ce portrait protéiforme, ce pas de deux parfois trouble entre le théâtre et l’au-delà. Dommage qu’il ne pouvait être rendu possible que par son ultime sacrifice.'  -Lucie Renaud, Revue JEU   

'Troublant et essentiel Le fantôme de Nelly Arcan est à l'Espace GO. Et sa parole, bouleversante, est une longue lettre d'adieux. La mise en scène sublime de Marie Brassard ressuscite la parole de l'auteure qui nous plonge dans les profondeurs de son âme. (…)  Les comédiennes sont toutes les unes meilleures que les autres. Honnêtement, il s'agit d'une des créations les plus marquantes de la saison.'            -Jean Siag, La Presse

'La parole de Nelly Arcan révèle de nouveaux atours dans La fureur de ce que je pense, magnifique spectacle à six voix dans lequel les mots de l’écrivaine se confrontent et se chahutent dans un arrière-plan onirique.  Objet d’une grande précision, le spectacle fait se rencontrer différentes facettes de la pensée de l’écrivaine comme autant de visions concordantes, créant un fascinant dialogue autour de l’enjeu du corps féminin, tel qu’il se contraint dans les stéréotypes et s’emprisonne dans une image figée.  Brassard joue sur la perception en misant comme toujours sur une énonciation finement travaillée: des voix amplifiées, parfois trafiquées, qui adoptent ou transcendent le rythme dicté par la musique électroacoustique d'Alexander MacSween. La scénographie place chacune des comédiennes dans une boîte vitrée comme si elles évoluaient séparément dans les cases d’une bande dessinée, dialoguent entre elles de manière non linéaire et finissent par se rejoindre dans un jeu de correspondance infini, contribuant à faire de cette pièce un fascinant théâtre mental qui exalte le pouvoir de la pensée. (…) Un objet théâtral très élaboré et absolument captivant.'-Philippe Couture, Voir****   

'La Fureur de ce que je pense is a mesmerizing piece that delivers rivers of Arcan’s seldom-punctuated poetic prose, as it explores the solitude and melancholy of her brief existence. (…) The appeal of La Fureur de ce que je pense lies in its language (for the most part, clearly articulated, beautiful French), its passionate performances, its lonely, evocative decor (by Antonin Sorel), its striking lighting effects (by Mikko Hynninen), its haunting soundtrack (by Alexander MacSween) and, of course, the lingering fascination of Arcan herself.'                                            -Pat Donnely, The Gazette   

'Construit d'après les textes de Nelly Arcan, ce spectacle a constitué pour moi la clef d'une compréhension et d'une empathie que je n'avais jamais ressenties jusqu'à maintenant. (…) La mise en scène de Marie Brassard est phénoménale et elle est accompagnée d'une scénographie d'un esthétisme à couper le souffle. Sur scène, dix cubes sur deux étages où les six comédiennes (qui sont toutes excellentes, il va sans dire) nous parlent à travers une vitre. On a donné au texte des qualités incantatoires, les comédiennes le triturent, jouent avec ses sonorités, le hurlent ou le chantent dans une superbe alchimie du verbe. La musique appuie et intensifie les effets de la voix et les choix des couleurs pour les costumes ou les décors créent des atmosphères qui vont du louche au lyrique, mais qui fournissent toujours au spectateur un point focal explosif. Comme Rimbaud avait donné des couleurs aux voyelles, Marie Brassard a donné des pigments aux états d'âme.'                               -Marie-Claire Girard, Le Huffington Post, Québec  

'Rares sont les moments de théâtre qui vous traversent avec autant d'intensité, de force. Rares aussi ceux et celles qui s'emparent d'une œuvre  littéraire et savent percevoir la dramaturgie, sans que ce ne soit une trahison ni pour l'œuvre  ni pour le théâtre.  (…) Marie Brassard, Sophie Cadieux, et les six autres comédiennes donnent un spectacle vertigineux sur la fragilité humaine et peut-être là est le grand tour de force, puisque rien n’est désespéré. Peut-être là se trouve un des héritages de Nelly Arcan, une ode à la vie qu’elle aimait à un tel point qu’elle ne pouvait plus continuer… à bout de souffle.'  -Denis-Daniel Boullé, Fugues 


CRÉDITS

Textes de Nelly Arcan (collage)

Le texte de LA FUREUR DE CE QUE JE PENSE est tiré de Putain et Folle de Nelly Arcan, publiés par les Editions du Seuil, de même que de L'enfant dans le miroir,   publié par Marchand de Feuille, repris dans Burqua de chair, publié par les Editions du Seuil. Le spectacle a été créé à Montréal à ESPACE GO, le 9 avril 2013.

Adaptation (collage) et mise en scène : Marie Brassard

Idéation et développement : Sophie Cadieux

Collaboration à l'adaptation et dramaturgie : Daniel Canty

Interprétation : Christine Beaulieu + Sophie Cadieux + Monia Chokri + Evelyne de la Chenelière + Johanne Haberlin + Julie Le Breton + Anne Thériault

Assistance à la mise en scène et régie générale: Nadia Bélanger

Décor et accessoires : Antonin Sorel

Assistant aux accessoires : Alex Hercule Desjardins

Costumes : Catherine Chagnon

Assistant aux costumes : Éric Poirier

Lumière : Mikko Hynninen

Musique : Alexander MacSween

Sonorisateur : Frédéric Auger

Maquillages : Jacques-Lee Pelletier

Coiffures : Patrick G. Nadeau

Régie son : Steve Lalonde

Une production originale d'ESPACE GO (2013)

Direction artistique : Ginette Noiseux

Direction de la création et de la production : Line Noël

Direction technique : Éric Locas

 

Agent de Tournée : Menno Plukker Theatre Agent Inc

Menno Plukker    menno@mennoplukker.com

Production du spectacle en tournée : Infrarouge

Dossier artistique complet et lien captation de la  vidéo du spectacle pour les diffuseurs sur demande

infrarouge@infrarouge.org